De 1820 à 1914

La musique de Steenvoorde fut fondée en 1806 sous le majorat de Pierre -Auguste Beck par d'anciens musiciens militaires de l'armée napoléonienne.



En 1820 elle devient Musique de la Garde Nationale (Les plis de notre drapeau portent la date de 1820). Les tambours étaient Joseph Castelnot et Ryckebusch.

Il faut néanmoins attendre 1830 pour que la " Société de Musique " de la Garde Nationale reçoive une gratification annuelle de 100 F.
Elle fut touchée par Monsieur Berthelot, les suivantes par Joseph Beck (Dans les années 1830, Joseph Beck devient le Capitaine de la Société; il le restera jusqu'à 1848 date à laquelle il est nommé Maire de Steenvoorde, par la suite il deviendra Conseiller Général du Canton de Steenvoorde nouvellement créé).

La direction était assurée par Pierre Salan puis par Monsieur Devet.

En 1836, la musique reçoit des nouveaux schakos.

En 1843, le professeur de musique municipale est Stanislas Verroust d'Hazebrouck. Il sera très rapidement remplacé par un autochtone Charles Braems. En 1844, la société participe au concours de Bailleul et elle reçoit son premier drapeau le 13 octobre 1847 (il a coûté 75 F).

En 1848, Louis Verbèke devient Capitaine-Président. La société joint Hazebrouck, à pieds avec les pompiers et la Garde Nationale en armes.

Le sous-préfet remet le drapeau du bataillon au commandant steenvoordois. En 1849, on achète pour 150 F de schakos : les effectifs augmentent.

Depuis 10 ans, le capitaine - président est Louis Verbèke. En 1858 il cumule la charge de chef et de président.

 Garde Nationale de Steenvoorde

1868: le studio Devolder de Poperinghe photographie la Musique de la Garde Nationale de Steenvoorde (32 membres).

L'uniforme bleu marine comporte vareuse col officier - pantalon à bandes rouges - épaulettes or et rouges - giberne - schako à pompon tricolore - épée.

 

Les statuts sont déposés et acceptés le 8 juin 1878. Louis Verbèke en est capitaine-président, Édouard Serlooten vice-président, Snyders secrétaire et Jules Serlooten trésorier.

En 1879, la société compte 31 membres exécutants et 39 membres honoraires.

 

 La société en 1885

En 1885: la société compte 35 exécutants. Le capitaine-président Louis Verbèke est à l'extrême droite.

 

En 1890 la société fêtele jubilé (50 ans de présence) de Louis Verbèke et de Édouard Serlooten.


Le 5 août 1893 : les képis, épées et quelques tenues sont remplacés par Désiré Verhée tailleur Hazebrouck pour la somme de 867,75 F.

Le 10 novembre 1894, le kiosque de la grand-place sur lequel la société donne ses concerts est réparé par Pierre Vuylsteke maître charpentier à Steenvoorde.

En 1895, Alphonse Outters maire de Steenvoorde propose l'achat de drap pour renouveler " au fur et à mesure des besoins " les tenues usées de la musique et des pompiers.

Le 5 octobre 1895, le kiosque est couvert sur les plans de M. Dehaudt architecte à Lille.

Le 15 juin 1895, les tenues usagées sont remplacées par la maison Mirou de Lille.

Le 26 septembre 1896, d'autres tenues sont renouvelées par Paul Cappelaere, tailleur à Steenvoorde.

Le 12 février 1898, Louis Verbèke est fait officier d'Académie.

Il a 58 ans de présence à la Société et en est le chef depuis 40 ans.

 

 La société en 1895

La société philharmonique en octobre 1895: 35 exécutants.

 

En 1901 : décès de Louis Verbèke, la direction de la Société passe aux mains du sous-chef nommé en 1887 : Charles Davion et la présidence à Édouard Serlooten. René Folke devient sous-chef.

En 1905, la Société Philharmonique s'inscrit à la Fédération des Musiques du Nord et du Pas-de-Calais sous le numéro 549 et concourt en troisième division avec 47 exécutants. 47 exécutants qu'elle conserve jusqu'en 1914.

Vient la guerre, le médailler riche en récompenses obtenues dans des festivals et concours disparaît. Partitions et instruments sont emportés par des « collègues musiciens » d'un régiment de chasseurs en route pour le front belge. À Verdun, Félix Cappelaere, alors sergent, rencontre des soldats musiciens qui lui narrent bien involontairement cet épisode. Quelle ne fut pas la surprise de ceux-ci lorsque Félix leur apprit qu'ils avaient dévalisé « sa » musique !

Au cours de la première guerre mondiale la Société perd 10 membres.

  • Raphaël Annothé le 26 septembre 1914 à Manonville
  • Emile Varey le 12 novembre 1914 à Wytschaete
  • Ernest Dejonghe le 12 janvier 1915 à Condé en Barrois
  • Marcel Westrelin le 2 mars 1915 à Mesnil les Hurlus
  • Lucien Degraeve le 10 juin 1915 à Hébuterne
  • Raphaël Mersemann blessé à Verdun et décédé le 5 mars 1916 à Lyon
  • Jules Pollet le 15 août 1916 à Avignon
  • Lucien Willems le 10 septembre 1916 à Nice
  • Maurice Devulder le 7 novembre 1917 à Schonholz

Morts pour la France

  • Charles Davion (chef) décéde au cours de l'exode